Prélèvements sociaux sur les revenus fonciers 2026 : 17,2 % ou 18,6 % ?
Mis à jour : 27 juillet 2026
Prélèvements sociaux sur les revenus fonciers 2026 : 17,2 %
Réponse rapide
Quel est le taux des prélèvements sociaux sur les revenus fonciers en 2026 ?
En 2026, les revenus fonciers (location nue) et les plus-values immobilières restent soumis à 17,2 % de prélèvements sociaux : CSG 9,2 %, CRDS 0,5 % et prélèvement de solidarité 7,5 %. La hausse de CSG portant le taux à 18,6 % (CSG 10,6 %) issue de la LFSS 2026 vise le capital mobilier, pas l'immobilier locatif nu.
- ✓Taux 17,2 % = CSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 % sur revenus fonciers et plus-values immobilières
- ✓La hausse à 18,6 % (CSG 10,6 %) de la LFSS 2026 cible le capital mobilier : dividendes, plus-values de titres, location meublée non professionnelle (LMNP)
- ✓Location nue, plus-values immobilières, assurance-vie et certains livrets restent par exception à 17,2 %
- ✓CSG déductible de 6,8 % uniquement en cas d'imposition au barème progressif
Les prélèvements sociaux sur les revenus fonciers s'élèvent à 17,2 % en 2026 pour la location nue : CSG 9,2 %, CRDS 0,5 % et prélèvement de solidarité 7,5 %, appliqués au revenu net foncier en plus de l'impôt sur le revenu au barème. La location meublée non professionnelle (LMNP, hors affiliation à la Sécurité sociale des indépendants) est passée à 18,6 % depuis la LFSS 2026, tandis que les plus-values immobilières restent à 17,2 %. La CSG est déductible à hauteur de 6,8 % l'année suivante au régime réel. CPIM détaille ci-dessous l'application à chaque type de revenu immobilier.
| Revenu immobilier | Taux PS 2026 | Dont CSG | CSG déductible (barème) |
|---|---|---|---|
| Revenus fonciers (location nue) | 17,2 % | 9,2 % | 6,8 % |
| Location meublée LMNP non affilié SSI (BIC) | 18,6 % | 10,6 % | 6,8 % |
| Location meublée LMP ou LMNP affilié SSI | Cotisations sociales SSI (pas de PS) | — | — |
| Plus-value immobilière | 17,2 % | 9,2 % | Non (taux forfaitaire) |
| SCPI, fraction française (revenus fonciers) | 17,2 % | 9,2 % | 6,8 % |
Les prélèvements sociaux à 17,2 % sur les revenus du patrimoine se décomposent en quatre contributions distinctes : la Contribution Sociale Généralisée (CSG) à 9,2 %, la Contribution au Remboursement de la Dette Sociale (CRDS) à 0,5 %, le Prélèvement de Solidarité (PSol) à 7,5 %, et il n'y a plus de contribution additionnelle distincte depuis 2019 (les anciens 4,5 % prélèvement social, 0,3 % contribution additionnelle et 2 % solidarité ont été refondus dans le PSol). Selon Service-Public.fr (fiche F2329), cette composition CSG 9,2 / CRDS 0,5 / solidarité 7,5 s'applique aux revenus du patrimoine.
Ce taux de 17,2 % s'applique en 2026 aux revenus fonciers (location nue), aux revenus fonciers des SCPI françaises et aux plus-values immobilières. ATTENTION : la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a relevé la CSG sur le capital de 9,2 à 10,6 %, portant les prélèvements sociaux à 18,6 % — et cette hausse concerne les bénéfices industriels et commerciaux des loueurs en meublé non professionnels (LMNP) non affiliés à la Sécurité sociale des indépendants, appliquée dès les revenus 2025. Restent par exception à 17,2 % la location nue, les plus-values immobilières, l'assurance-vie et certains livrets réglementés. Selon l'administration fiscale (impots.gouv.fr), le taux de 17,2 % s'applique au revenu net des locations nues.
À noter pour les non-résidents fiscaux français : depuis 2019, les non-résidents affiliés à un régime de sécurité sociale d'un État membre de l'EEE, de la Suisse ou du Royaume-Uni (accords liés au Brexit) paient uniquement le prélèvement de solidarité de 7,5 % (CSG et CRDS non applicables — exonération à demander via les cases 8SH/8SI de la déclaration). Hors ces situations, les non-résidents restent assujettis aux 17,2 % pleins. Voir notre dossier CSG déductible revenus fonciers.
Application aux revenus fonciers et BIC LMNP
Sur les revenus fonciers (location nue), les 17,2 % s'appliquent au revenu net foncier après déduction des charges. Au régime micro-foncier (recettes < 15 000 €), l'abattement forfaitaire de 30 % s'applique avant calcul des PS : sur 12 000 € de loyers bruts, base imposable = 8 400 €, PS = 1 445 €. Au régime réel, base PS = loyers - charges effectives. Le déficit foncier (charges > loyers) annule les PS sur l'année et reporte l'excédent 10 ans sur les revenus fonciers futurs.
Sur les revenus BIC LMNP au régime réel, les prélèvements sociaux (portés à 18,6 % depuis la LFSS 2026) s'appliquent au résultat fiscal après déduction des charges et amortissement. C'est l'un des avantages structurels du LMNP : si l'amortissement annule le résultat fiscal, les PS sont eux aussi annulés. Sur l'exemple d'un studio LMNP 6 960 €/an de loyers entièrement neutralisé par 9 800 € de charges déductibles, la base PS est 0 €, économie PS : 1 295 €/an (6 960 × 18,6 %).
Distinction essentielle : le loueur en meublé professionnel (LMP) est affilié à la Sécurité sociale des indépendants (SSI) depuis 2021. Ses bénéfices ne supportent donc pas les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine (ni 17,2 ni 18,6 %), mais des cotisations sociales, de l'ordre de 30 % du bénéfice, avec un minimum forfaitaire dû même en cas de déficit. Le taux de 18,6 % issu de la LFSS 2026 ne vise que le LMNP non affilié. Même logique pour le LMNP en location meublée de courte durée dont les recettes dépassent 23 000 €/an : l'affiliation SSI est obligatoire et substitue les cotisations sociales aux prélèvements sociaux.
Sur les revenus de SCPI, les 17,2 % s'appliquent à la fraction française (revenus fonciers). La fraction étrangère (immeubles localisés hors France via SCPI européennes) bénéficie d'une exonération de PS dans la plupart des cas, ce qui explique l'intérêt structurel des SCPI européennes pour les investisseurs TMI 30 % et plus. Pour 10 000 € de revenus SCPI dont 80 % étrangers, PS = 17,2 % × 2 000 = 344 € seulement, contre 1 720 € pour 100 % français.
PS sur les plus-values immobilières
Les plus-values immobilières sont soumises aux 17,2 % de PS en plus de l'impôt sur le revenu à 19 % (taux forfaitaire), soit une fiscalité totale de 36,2 % avant abattements pour durée de détention. La résidence principale en est totalement exonérée. Les autres biens (locatif, résidence secondaire, terrain) bénéficient d'abattements progressifs par année de détention au-delà de 5 ans, distincts pour l'IR et les PS.
Barème abattements PS plus-values immobilières 2026 (inchangé) : 0 % jusqu'à 5 ans, 1,65 %/an de la 6e à la 21e année, 1,60 % la 22e année, 9 %/an de la 23e à la 30e année. Exonération totale des PS à 30 ans (vs 22 ans pour l'IR). Sur une plus-value brute de 100 k€ après 25 ans de détention : abattement IR = 100 % (exonération), abattement PS = 55 % (1,65 % × 16 ans = 26,4 %, + 1,60 % la 22e année, + 9 % × 3 ans = 27 %), base PS = 45 k€, PS dus = 7 740 €.
Surtaxe sur plus-values > 50 k€ en 2026 (taxe progressive) : 2 à 6 % selon le montant. Cumulée aux 36,2 % de base et avant abattements : jusqu'à 42,2 % sur certaines tranches. Cette surtaxe (article 1609 nonies G du CGI) est assise sur la plus-value imposable à l'IR : elle cesse donc de s'appliquer dès l'exonération d'IR acquise à 22 ans de détention, alors que les prélèvements sociaux restent dus, eux, jusqu'à 30 ans. Voir notre dossier droits de mutation 2026.
CSG déductible et calcul net réel
Sur les 9,2 % de CSG, 6,8 % sont déductibles l'année suivante du revenu global imposable. C'est une subtilité souvent ignorée mais financièrement significative. Sur 10 000 € de revenus fonciers nets, CSG totale = 920 €, dont 680 € déductibles N+1. À TMI 30 %, économie d'impôt N+1 : 204 €. Sur la durée, c'est un gain de fiscalité effective d'environ 2 % sur les PS apparents.
Pour les BIC LMNP au régime réel, la CSG déductible suit le même mécanisme, mais la CSG est désormais de 10,6 % (PS de 18,6 % depuis la LFSS 2026). La fraction déductible du revenu global reste de 6,8 %, y compris pour les BIC de la location meublée non professionnelle (LMNP) soumis aux prélèvements sociaux. Sur 8 000 € de résultat fiscal LMNP, CSG = 848 €, dont 544 € déductibles, soit une économie d'impôt de 163 € à TMI 30 %.
Calcul pression fiscale nette réelle TMI 30 % sur revenus fonciers : 30 % IR + 17,2 % PS = 47,2 %, à diminuer de l'économie CSG déductible (6,8 % × 30 % = 2,04 %), soit pression nette effective 45,16 %. À TMI 41 % : 41 + 17,2 - 2,79 = 55,41 %. À TMI 45 % (très hauts revenus, hors CEHR) : 45 + 17,2 - 3,06 = 59,14 %, plus CEHR (3 ou 4 %) au-delà de 250 k€/500 k€ de RFR.
Leviers de réduction des PS immobiliers
Levier 1 : LMNP au régime réel avec amortissement neutralisant le résultat fiscal : PS = 0 € pendant 10 à 15 ans. Levier le plus accessible et puissant. Voir charges déductibles 2026.
Levier 2 : déficit foncier qui annule la base PS sur l'année du déficit et reporte l'excédent 10 ans. Sur 47 k€ de déficit foncier, PS évités sur 10 ans à raison de 4,7 k€/an de neutralisation moyenne : 8 000 € d'économie PS cumulée.
Levier 3 : SCPI européennes avec fraction étrangère exonérée de PS. Pour un investisseur prévoyant 30 k€/an de SCPI à la retraite, le choix européennes vs françaises représente 4 à 5 k€/an d'économie PS.
Levier 4 : démembrement temporaire : pas de revenu pour le nu-propriétaire = pas de PS pendant la durée du démembrement. Capitalisation pure sans flux fiscal.
Levier 5 : détention longue durée pour les plus-values. Exonération PS totale à 30 ans. Sur un bien locatif acheté à 35 ans, cession après 30 ans à 65 ans : PS sur PV = 0 €.
Levier 6 : SCI à l'IS qui supprime les PS sur les loyers (remplacés par IS 15-25 %). À TMI 30 %+ sur portefeuille > 600 k€, l'arbitrage SCI à l'IS devient pertinent. Voir SCI familiale.
Cas pratique 2026 et FAQ
Cas pratique : bailleur TMI 30 %, location nue T3 Toulouse loué 800 €/mois (9 600 €/an). Charges réelles 3 200 €/an (intérêts, taxe foncière, copro, gestion). Revenu foncier net : 6 400 €. IR = 1 920 €, PS = 1 101 €, total = 3 021 €. CSG déductible N+1 : 435 €, économie IR future 130 €. Pression fiscale nette réelle = 45,2 %. Loyer net après tout : 3 509 €/an, soit 292 €/mois.
Q : Les PS s'appliquent-ils aux loyers Pinel ? Oui, intégralement. La réduction d'impôt Pinel concerne uniquement l'IR, pas les PS. Sur 11 k€ de loyers Pinel, PS dus = 1 892 €/an même avec 2 k€ de réduction Pinel.
Q : Puis-je échapper aux PS en passant en SCI à l'IS ? Oui pour la phase d'exploitation (remplacement par IS 15-25 %), mais les distributions de dividendes seront soumises à la flat tax 31,4 % (12,8 IR + 18,6 PS). Avantage net seulement si réinvestissement systématique des bénéfices.
Q : La résidence secondaire est-elle soumise aux PS ? Pas en occupation personnelle (taxe d'habitation maintenue + taxe foncière). Mais si louée saisonnièrement (Airbnb, type meublé de tourisme), les recettes sont en BIC LMNP et donc PS sur résultat fiscal.
Q : PS sur les revenus locatifs étrangers ? Oui pour la plupart des conventions fiscales, mais avec crédit d'impôt égal au PS français (taux effectif souvent proche de 0 %). Vérifier convention bilatérale du pays.
À retenir
1. Les PS sur la location nue, les plus-values immobilières et les SCPI françaises sont de 17,2 % (CSG 9,2 + CRDS 0,5 + PSol 7,5) ; depuis la LFSS 2026, la location meublée LMNP non affiliée SSI passe à 18,6 % (CSG portée à 10,6 %) ; le LMP relève, lui, des cotisations sociales SSI.
2. CSG déductible 6,8 % à l'IR l'année suivante : pression fiscale nette réelle à TMI 30 % = 45,16 % sur revenus fonciers (vs 47,2 % apparents).
3. LMNP au réel, déficit foncier et SCPI européennes sont les trois leviers majeurs de neutralisation des PS. Voir TMI 30 % leviers.
4. Exonération PS plus-values à 30 ans de détention (vs 22 ans pour IR), abattements progressifs en deux barèmes distincts.
5. Non-résidents affiliés à un régime de sécurité sociale EEE/Suisse/Royaume-Uni : PSol 7,5 % seul (pas de CSG/CRDS, cases 8SH/8SI). Hors ces cas : 17,2 % pleins.
En 2026, les prélèvements sociaux sont de 17,2 % pour la location nue, les SCPI françaises et les plus-values immobilières, et de 18,6 % pour la location meublée LMNP depuis la LFSS 2026. La CSG est déductible à hauteur de 6,8 % l'année suivante pour les revenus imposés au barème.
À voir aussi en vidéo
Vidéos sur ce sujet
À voir aussi en vidéo.
Le sujet expliqué en 2 vidéos CPIM, format court — idéal pour fixer la mécanique avant ou après lecture.
YouTubePédagogie
SCI à l’IS : un bon moyen d’investir en immobilier ? 👀
SCI à l’IS : un bon moyen d’investir en immobilier ? 👀
Voir la vidéo
YouTubePédagogie
Déclaration d’impôts : ce que beaucoup oublient chaque année 👀
Déclaration d’impôts : ce que beaucoup oublient chaque année 👀
Voir la vidéo
Sources & ressources officielles
À découvrir également
Continuez la lecture.
- 01DPE F/G 2026 : interdiction de louer et exceptionsDepuis 2023, le calendrier d’interdiction progressive des passoires thermiques se déploie : G+ interdits en 2023, G en 2025, F en 2028, E en 2034. Détail des règles 2026, exceptions (meublés saisonniers, copropriétés bloquées, raisons techniques), sanctions et stratégies pour bailleurs.
- 02TVA et location meublée touristique : la mécanique 2026La TVA frappe certaines locations meublées de tourisme dès 85 000 € de recettes (seuil majoré 93 500 €). Mécanique, exonérations, déduction TVA d'acquisition : ce que les LMNP touristiques doivent maîtriser en 2026.
- 032044 ou 2044-SPE : la question qui piège chaque annéeChaque printemps, des contribuables remplissent une 2044 ordinaire alors qu'ils relèvent en réalité du formulaire 2044-SPE spécifique aux régimes spéciaux. Conséquence : perte pure et simple de l'avantage fiscal lié à leur dispositif, parfois pendant plusieurs années consécutives.
- 04FAQ investissement immobilier 2026 — 25 réponses25 questions-réponses sur la fiscalité immobilière, les prélèvements sociaux et les dispositifs.
- 05Dossier complet fiscalité immobilière 2026IR, prélèvements sociaux, plus-value, IFI, SCI : le dossier de référence CPIM.

